jeudi 22 août 2013
dimanche 4 août 2013
Aphorisme affligé #1
Le plus douloureux combat dans la vie d'un mégalomane, c'est celui d'accepter l'idée qu'il mourra tôt ou tard.
jeudi 18 juillet 2013
samedi 29 juin 2013
Aphorisme sans fondement #3
Le one man band est à la musique ce que la branlette est au sexe. De l'autosatisfaction.
jeudi 20 juin 2013
La pluie
La pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la flotte qui tombe du ciel la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie les averses la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie une ondée la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la bruine le crachin la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie une ondée une saucée la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie la pluie j'en peux plus et ça me fait culpabiliser.
lundi 3 juin 2013
C'est un veau.
Un des petits plaisirs de ma vie, c'est d'aller chercher ma gamine à l'école. Parce qu'au retour, on prend les petits chemins vicinaux, au milieu des prés et des étangs, on roule à dix kilomètres heure pour profiter du paysage, on s'arrête pour écouter les grenouilles, les oiseaux, pour dire bonjours aux ânes, aux chevaux, et aux vaches.
Elle était campée sur mes genoux quand nous nous sommes arrêtés au bord d'un grand champ où jouaient et siestaient quelques très jeunes veaux surveillés par leurs rousses de mères. C'est beau un veau, c'est mignon, ça fait des bons de lapin et des ruades de cabri. C'est bon aussi le veau. Je pensais à divers rôtis blanquettes et je ne sais plus quelles sauces, quand un petit groupe de ruminants s'écarta, pour dévoiler un veau caché et couché dans les herbes. Un de ses congénères lui avait déféqué sur le crâne. La bouse coulait lentement en même temps qu'il donnait l'impression d'afficher un profond désarroi qu'il me transmit. J'ai décidé qu'il était l'heure de rentrer avant qu'il soit aveuglé par la merde.
Elle était campée sur mes genoux quand nous nous sommes arrêtés au bord d'un grand champ où jouaient et siestaient quelques très jeunes veaux surveillés par leurs rousses de mères. C'est beau un veau, c'est mignon, ça fait des bons de lapin et des ruades de cabri. C'est bon aussi le veau. Je pensais à divers rôtis blanquettes et je ne sais plus quelles sauces, quand un petit groupe de ruminants s'écarta, pour dévoiler un veau caché et couché dans les herbes. Un de ses congénères lui avait déféqué sur le crâne. La bouse coulait lentement en même temps qu'il donnait l'impression d'afficher un profond désarroi qu'il me transmit. J'ai décidé qu'il était l'heure de rentrer avant qu'il soit aveuglé par la merde.
dimanche 19 mai 2013
Du gras double.
Le gras double est une partie de l'appareil digestif du boeuf, une membrane entourant l'estomac semble t'il. La particularité de cette tripaille je crois est qu'elle est particulièrement viandarde. Contrairement à ce que son nom indique, le gras double ne l'est pas du tout, gras. Tripe goûteuse sans être forte comme de la tripe de porc.
J'ai toujours cuisiné de deux façons différentes les tripes. Vin blanc-oignons-carottes, ou cumin-chorizo-fayots. Mais la consistance particulière du gras double, et son goût plus subtil, ont appelé autre chose. En bouche, la texture de cette viande, un peu ferme et puis tendre tout d'un coup, m'ont fait penser à la noix de St Jacques.
J'ai commencé par laver plus que de raison mon gras, dans de l'eau glacée et citronnée, en faisant infuser un bouillon de poisson, parfumé au poivre de sichuan, de romarin, d'aneth, de vin blanc sec. Le gras a ensuite cuit là dedans, peut être trois heures, jusqu'à la texture idéale de mâche, voire un poil trop mou. J'ai égouté et refroidit.
Une poêle, un bon beurre noisette, quand le beurre cesse de chanter dans la sauteuse, il est noisette, faire sauter le gras double pour bien le dorer, déglacer avec un appareil crème double, jus de citron, ciboulette et oseille.
Pleurer.
J'ai toujours cuisiné de deux façons différentes les tripes. Vin blanc-oignons-carottes, ou cumin-chorizo-fayots. Mais la consistance particulière du gras double, et son goût plus subtil, ont appelé autre chose. En bouche, la texture de cette viande, un peu ferme et puis tendre tout d'un coup, m'ont fait penser à la noix de St Jacques.
J'ai commencé par laver plus que de raison mon gras, dans de l'eau glacée et citronnée, en faisant infuser un bouillon de poisson, parfumé au poivre de sichuan, de romarin, d'aneth, de vin blanc sec. Le gras a ensuite cuit là dedans, peut être trois heures, jusqu'à la texture idéale de mâche, voire un poil trop mou. J'ai égouté et refroidit.
Une poêle, un bon beurre noisette, quand le beurre cesse de chanter dans la sauteuse, il est noisette, faire sauter le gras double pour bien le dorer, déglacer avec un appareil crème double, jus de citron, ciboulette et oseille.
Pleurer.
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